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Présentation art et ville // L’art intégré à la fabrique des villes

Gérant de paysarchitectures, atelier de paysage, Gilles BRUSSET réalise des projets artistiques et des oeuvres éphémères ou pérennes, en parallèle et en accointance avec les maîtrises d’oeuvre de jardins et d’espaces publics.

L’ART INTÉGRÉ AUX PROJETS URBAINS

L’édification des masses bâties et la construction des espaces urbains et des paysages sont des faits culturels. Des bâtiments ou des infrastructures voués à la démolition, des parcelles en friche ou des espaces publics en devenir, sont autant d’opportunités pour construire des projets artistiques spécifiques. Ils inscrivent dans les projets urbains la dimension de la création esthétique qui valorise les sites, leur configuration spatiale et l’histoire des lieux. Les outils plastiques expriment, de façon appréhendable par tout un chacun, les enjeux symboliques et imaginaire des projets urbains. L’art met en relation les contributions des différentes disciplines de la construction et de l’aménagement de l’espace (urbanisme, architecture, paysage, ingénierie, etc.). En liant des champs différentiés, il fait advenir les projets en tant que réalisation collective. La conception et la production artistiques  de Gilles BRUSSET utilisent les mêmes outils que les projets urbains (Cao, maquettes et perspectives) et s’insèrent dans les processus de leur élaboration et de leur réalisation, en en devenant ainsi partie prenante.

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MOBILIER ÉPHÉMÈRE – «BANC-PAYSAGE» – BEZONS ACCOMPAGNEMENT ARTISTIQUE DES CHANTIERS DE LA ZAC BORDS DE SEINE – ANRU – 2014/2016   Le banc-paysage teste in situ les éléments de programme envisagés, leurs qualités à développer et les problématiques à anticiper. Par cette démarche de préfiguration, le temps des chantiers devient un temps vivant qui offre dés maintenant des qualités d’usage d’espace partagé aux habitants.

 

Intégrées en phase pré-opérationnelle, les œuvres d’art anticipent et préfigurent. A la façon d’une maquette d’étude à l’échelle 01, elles effectuent des constructions d’intentions architecturales et paysagères, d’éléments de programmes ou de principes d’aménagements. La mise en place, rapide et peu onéreuse, d’éléments provisoires ou de signes disposés dans l’espace permet de tester in situ et in vivo les éléments esquissés «en salle». Les matériaux et les typologies sont testées directement auprès des intéressés (habitants, usagers..). Le caractère non pérenne ou déplaçable/démontable des éléments permet d’envisager de nouvelles options, d’observer et de évaluer les usages, de développer les pistes qui se confirment, d’abandonner celles qui se révèlent être des impasses, d’ajuster les choix du projet.

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SCULPTURE ÉPHÉMÈRE – «TRANCHES DE VILLE» – CLICHY – (PRIX NATIONAL DE L’ART URBAIN 2014) TRAITEMENT ET MISE EN VALEUR ARTISTIQUE ZAC ENTRÉE DE VILLE – 2013 / 2016.  La ZAC entrée de ville trouve avec l’oeuvre une ré interprétation contemporaine de la ville du passé par le traitement oplastique de la limite de l’espace public. La transmutation par l’art des pignons aveugles en façade faite pour la vue est une expression de la dynamique de retournement de la ville vers ses habitants et ses espaces publics à l’oeuvre à Clichy.

 

 

 

En accompagnement des chantiers en cours, les œuvres sollicitent une implication ouverte à tous. Avant même la mise en place des premières palissades, les projets artistiques prennent place dans l’espace, y apportent des qualités qui deviennent le support des curiosités. Le temps du chantier devient un temps vécu des devenirs suggérés. Plutôt que d’être facteur de nuisances et d’embarras, c’est l’occasion d’une aventure collective. L’art, désacralisé et inscrit dans les projets urbains ou paysagers, peut aussi admettre ou susciter des usages. Les oeuvres sont des supports de projection de l’imaginaire, mais elles peuvent aussi inspirer des jeux, des promenades, voire des danses…

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SCULPTURE ÉPHÉMÈRE- «TOILE MIROIR» – BEZONS  – INTERVENTION ARTISTIQUE AUTOUR DU BANC PAYSAGE- 2014. Prestidigitation urbaine – L’oblitération de la matière opérée par les miroirs anticipe la disparition programée d’un bâtiment, d’une palissade, d’une infrastructure. Par le reflet des lumières du ciel, l’oeuvre anticipe le vide futur de l’espace public ouvert envisagé à cet endroit par le projet de la ZAC.